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Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux chantait le poète....


Avec la fin du confinement qui au passage ne pourrait qu'être provisoire, nos amis les bêtes, je préfère dire nos amis les animaux ont vu revenir leur plus grand prédateur, l'homme.

En témoigne la narration d'un événement s'étant cette dernière semaine déroulé au lotissement « Le vieux port » et qui témoigne s'il en est que le nom « bête » signifiant « qui manque d'intelligence, de jugement » est souvent mieux adapté à l'espèce humaine qu'à nos amis à 4 pattes et dans le cas présent à 2 pattes et 2 ailes.

J'en veux pour preuve, ce que me décrit l'un de mes amis internaute.

J'ajoute que si certains pensaient que l'idiotie se guérit en prenant de l'altitude, le déploiement d'une nacelle n'a pas permis au technicien chargé des basses œuvres de prendre de la hauteur et ne s'est montré pas plus efficace que peut l'être un emplâtre sur une jambe de bois...


Certains réverbères du lotissement du Vieux-Port, installés depuis plus de 40 ans, présentent depuis plusieurs années un défaut. Le fond du luminaire perd le bouchon qui le rend hermétique.

Les oiseaux, essentiellement les moineaux, mais aussi les mésanges et les rouges-queues, tirent profit de cette cavité artificielle pour y installer leur nid, à l’abri des prédateurs.

Sans doute ce fait peut occasionner des pannes et il est vrai que, depuis quelque temps, plusieurs réverbères étaient en panne. Ce 15 mai, les techniciens communautaires responsables de l’entretien sont intervenus sur un certain nombre de ces lampadaires. En soi, rien que de très normal.

Si ce n’est qu’à cette saison qui est celle des nichées, les nids étaient occupés et que les oisillons ont été jetés au sol avec les nids et ont bien sûr été tués. Comme ces techniciens n’avaient pas non plus le souci du ménage, dont le soin a été laissé à d’autres (aux riverains le plus probablement), les cadavres de ces malheureuses petites bêtes sont restés sur les trottoirs.

Le squat des réverbères par les oiseaux étant connu depuis longtemps, un peu de prévoyance et d’humanité de la part des responsables du service aurait dû les amener à programmer cette opération l’hiver dernier ou à la repousser à l’automne prochain. Non, rien à faire de quelques moinillons, dont les parents ont piaillé toute la journée près de ce qui fut leur nid.

Peut-être que la communauté urbaine, à l’instar du président MAO, lors du « grand bond » a comme leitmotiv : « Mort aux moineaux » (slogan imbécile, qui selon les spécialistes aurait largement contribué à la terrible famine connue par la Chine à cette époque).

Toujours est-il que lorsque la Communauté Urbaine incite le citoyen lambda à œuvrer pour l’environnement, trier ses déchets, composter, favoriser la biodiversité, avec de telles pratiques, elle manque beaucoup de crédibilité.

Faites ce que je vous dis, ne faites pas ce que je fais, tel pourrait être son slogan.

Certes en ces temps, il y a plus grave que la disparition de quelques moineaux qui, à défaut d’un agent de la CUCM, auraient peut-être dans quelques jours été victimes d’un quelconque prédateur, mais les épargner n’aurait nui à personne et aurait honoré ceux qui auraient montré dans la pratique et par l’exemple qu’ils avaient le souci de la biodiversité.






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