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La chargée de communication menace, le Maire se prend "les pieds dans le tapis à propos d'une loi....


 

J'ai, en date du 19 novembre, reçu deux lettres recommandées avec avis de réception en provenance, pour l'une d'une employée municipale chargée de communication à la Mairie de MONTCHANIN et pour la seconde du Maire « himself ».

Dans sa missive, la fonctionnaire affirme avoir été diffamée et que son honneur a été bafoué quasiment en continue puisqu'elle évoque « plusieurs pages de cminfos. sans pourtant préciser lesquelles. Elle étaye ses affirmations en citant un article de la loi du 29 juillet 1881. Je me suis interrogé sur ce qui pouvait être l'élément déclencheur motivant cette missive et faute d'indications, je suppose que ce sont les 3 lignes et demi de mon récent article relatif au centenaire de l'armistice intitulé « Le discours du Maire » au cours duquel, j'évoque « la chargée de communication ».

Mon interlocutrice n'hésite pas à user d'un évident chantage en me fixant un ultimatum, un délai de 8 jours à réception de la lettre soit le 26 novembre, pour le retrait de ces pages lorsqu'elle ajoute que « sans action concrète de votre part en ce sens sous huitaine à réception du présent courrier, je me réserve le droit de transférer le dossier à mon avocat qui aura pour mission de défendre mes droits y compris devant les tribunaux ».

Bien que s'agissant d'une démarche personnelle, la « plaignante  en puissance » a néanmoins laissé au contribuable le soin de payer l'enveloppe de sa lettre qui est à entête de la ville... Rien pourtant ne me permet d'affirmer qu'il en a été de même concernant son affranchissement mais laissons jouer le bénéfice du doute et ce ne sont qu' anecdotes .

C'est la seconde fois que cette personne entame une telle démarche la première, où son nom figurait dans plusieurs articles ayant été classée « sans suite » par le Procureur de la République. Ayant consulté un spécialiste du droit, il m'a été dit que cette éventuelle démarche judiciaire n'avait pas plus de chance d'aboutir que la première. J'aurais donc pu en rester là et attendre la suite.

Mais,considérant que la gendarmerie a, surtout actuellement, d'autres missions bien plus utiles et soucieux d’atténuer cette « guéguerre », j'accède donc à la demande de la fonctionnaire territoriale en censurant dès aujourd'hui mon article paru le 13 novembre des 178 caractères qui la gène. Concernant ceux ayant fait l'objet de la première plainte, la chose ayant été classée sans suite, je les maintiens tels qu'ils ont été publiés et je souhaite beaucoup de plaisir à ceux désirant les rechercher sur le site.

La démarche de mon interlocutrice ne m'a été signifiée que le 19 novembre et entre la date de mise en ligne de cet article, le 13 et le jour de réception du courrier recommandé cminfos a rassemblé 11282 consultations soit selon URCHIN – OVH mon hébergeur, une moyenne journalière de 1612 . On peut considérer que ce nombre correspond sans doute à celles et ceux qui ont lu ce compte rendu au cours duquel j'ai laissé une très large place, notamment par une vidéo, au discours du Maire.

C'est pourquoi, cet article vieux de 9 jours maintenant n'est plus d'actualité, il n'est même plus en première page après que son audience soit allée au delà de mes espérances.

Je profite du présent « papier » pour remercier les internautes qui m'ont massivement suivit , 63,32% de plus qu'à la même période l'an passé. (URCHIN-OVH).

Et puis,il y a la seconde lettre, celle du Maire, dont je comprends « qu'il s'y colle » pour soutenir sa chargée de communication mais, qui est d'une désolante banalité.

Admettant une possibilité de publication de ses courriers, mais se voulant pédagogue, le Maire comme il le fait lorsqu'il m'écrit, c'est arrivé quelques fois, insère toujours en fin de page, une mise en garde . « Vous souhaitez très certainement réutiliser ce courrier sur votre  blog  personnel » est-il indiqué.

Nonobstant le fait que dans ce cas précis, je n'avais aucunement l'intention de le faire le courrier en question n'ayant aucun intérêt informatif, la mise en garde en elle même est pour le moins surprenante. Le Maire, noir sur blanc s'appuie en effet toujours sur les articles 12 et 18 de la loi du 17 juillet 1978, le second article sanctionnant le non respect du premier.

Et là, il y aurait comme un défaut ... Bah ! pas grand chose, un simple bémol dirait un musicien. En effet, les dits articles 12 et 18 ont été abrogés par les ordonnances n°2016-307 du 17 mars 2016 donc n'existent plus ( Légifrance . Gouv.fr) ..... affligeant....

Entre le signataire de la lettre et celle ou celui qui le lui a préparée, il semble bien y avoir tout de même un vrai problème de communication.




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