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Conseil municipal: La majorité ferme sur le maintien des taux d'imposition.


 

S'il avait s'agit d'un combat de boxe, la municipalité l'aurait emporté par KO ! En effet, l'opposition dans ses deux composantes a vainement tenté de plaider pour une baisse des taux d'imposition sans, parvenir à convaincre l'équipe en place que ce serait un véritable bienfait pour les contribuables. En fait, après l' énoncé du budget 2018, l'AMA comme l'UAMC en « attaquant » sur l'excédent budgétaire puis les taux d'imposition ont tendu des bâtons pour se faire battre, le Maire flanqué de ses 1er et second adjoints n'éprouvant aucun mal à les renvoyer face à leurs responsabilités antérieures....

Le point d'achoppement le plus important concerne ce que je pourrais appeler une « redistribution » souhaitée par l' AMA s'appuyant sur le fait que depuis plusieurs années maintenant, les exercices se terminent par un large excédent de clôture 2 277 000 € en 2017.

Partant du principe que bien que l'on maintienne les taux d'imposition (taxe d'habitation, foncier bâti et non bâtit) les impôts de fait augmentent puisque les bases augmentent, l'élu de l' AMA suivi par l' UAMC propose de compenser ces augmentations par une baisse des taux ce qui selon l' AMA ne représenterait que 114 000€ de réduction de l'excédent.

Le Maire évidemment a une toute autre vue. Il ne nie pas l'importance des excédents et il défend cette politique qui, sauf concernant la MSP a permis la réalisation de chantiers sans avoir recours à l'emprunt comme par exemple la nouvelle salle de gymnastique totalement auto financée. En outre, le Maire insiste sur le fait que si, la réforme de la taxe d'habitation voulue par le gouvernement prévoit une compensation à l'euro près, celle-ci ne se fera (si elle se fait?) que sur la base de 2017 pour s'appliquer sur le budget 2018.....

Reprenant les observations en commission de l' AMA et l' UAMC, il ajoute que d'après ses calculs, un « gel » de l'imposition ferait perdre à la commune une ressource de 233 000€ qui, fatalement se répercuterait sur les services sociaux offerts aux Montchaninois et qui, à ses dires, attirent de nouveaux habitants. Poursuivant, il met en garde contre « les bruits de couloir » comme par exemple le « dernier en date » prétextant que l'on fermerait la piscine à MONTCHANIN. « Celle-ci restera bien entendu ouverte malgré un déficit de 360 000€ »  affirma t il. Il en profite pour énumérer les travaux envisagés qui, comme la rénovation de l'hôtel de ville sont financièrement plein d'incertitudes, pour lesquelles l'argent en réserve sera bien utile, et qui nécessiteront de nouvelles recherches de subventions. Aussi, il affirme que vouloir baisser les impôts « est un peu populiste. »

Ignorant l'adjectif, l'élu de l' AMA reste pugnace et recadre le débat sur l' excédent d'exploitation non, qu'il soit par définition contre, mais à la condition qu'il ne soit pas aussi important. Saisissant la balle au bond, le Maire l'interroge : « Lorsque, on est dans l'opposition, tout est facile, il faut baisser les impôts ! Entre 1988 et 2009 vous étiez au pouvoir, avez-vous baissé les impôts ? ».

Réponse étonnante de l'AMA : «  Mais je n'étais pas au pouvoir.... » « Vous n'étiez pas au pouvoir ? » « Ce n'est pas moi qui commandais... » « Si je comprends bien, vous étiez en désaccord..... ? Ironise le Maire. Pour l'adjointe chargée des finances, l'argent excédentaire constitue une « parade » pour le cas où les compensations à la taxe d'habitation promises par l'état ne seraient pas au rendez-vous. « On ne veut pas faire courir de risques aux contribuables... » Pour l'UAMC « on pourrait le faire ne serait ce qu'un an » . Du pain béni pour le Maire qui se tournant vers Madame GENEVOIS :   « On baisse d'un an cette année et on augmente l'année prochaine... ? » A l'adjointe encensant le Maire pour avoir obtenu 900 000€ de subvention, l'élu de l'AMA relativisa dans la mesure où « çà fait partie du boulot... ».

C'est alors Yohann CASSIER qui, en bon footballeur reprit de volée l'échange, en se plaçant en porte paroles des Montchaninois qui, selon lui, apprécient cette gestion en "bon père de famille." Il le justifie en soulignant qu'ils l'ont approuvé en réélisant l'équipe sortante lors des dernières élections municipales. Le 1er adjoint referma ce qui se voulait être une parenthèse et mit alors en parallèle l'excédent à 2,2 millions d'euros par rapport aux 2 500 000 € engagés sur l'exercice 2018.....l'élu de l'AMA réagissant aussitôt sur le fait que cette somme était déjà financée sur le budget de cet exercice...Nullement troublé, Yohann CASSIER poursuivit en exprimant son incertitude concernant ce qu'en dehors de la réforme de la taxe d'habitation l'état réserve aux collectivité. Et il posa la question : « comment alors faut il intégrer des baisses et modification de l'état sur d'autres dispositifs? » Pour exemple le CNDS (Centre National pour le Développement du Sport ) alimenté par La Française des Jeux destiné à financer entre autres, les équipements sportifs et qui, viennent de subir des « baisses considérables, PARIS se rangeant derrière les Jeux Olympiques au détriment du sport associatif et sans prévenir. Qui nous dit que demain les autres dotations qui permettent de maintenir le niveau de la CAF, ceux de notre jeunesse et de nos anciens ne feront pas l'objet de telles baisses ? La seule solution est d'avoir une gestion rigoureuse et d'anticiper. Gouverner, c'est prévoir ! Les Montchaninois sont conscient de ce qui est fait. Discutez avec eux ! On a peut être pas le même cercle d'amis, mais ils nous disent régulièrement, écoutez ! Votre gestion en "bon père de famille" nous va bien !»

A titre d'exemple illustrant la nécessité d'avoir une épargne, Yohann CASSIER évoque le rachat et la démolission de l'ancien centre aéré SNCF lui valant la riposte immédiate de l' AMA : « mais tout cela est budgété... »

Tout à en fait tourné entre l'excédent réel 2 200 000€ auquel l'équipe dirigeante déduit 1 200 000€ qui iront en direction de la MSP . D'après le Maire, la réalité est que ce reste n'est donc que de 1 000 000€ qu'il compare aux excédents au temps de son prédécesseur (Pierre CORNELOUP) : « 1 227 645€ en 2004, 1 236 543€ en 2006 » se tournant particulièrement vers Madame GENEVOIS adjointe à l'époque. Celle-ci dit assumer précisant qu'à l'époque « on avait des projets, par exemple l'espace tuilerie... » le Maire questionnant : «  et nous, on en a pas ? » Éludant cette remarque, son interlocutrice après avoir affirmé que les excédents de clôtures étaient en progression jugea que 1 000 000€ d'euros restaient disponibles et elle réitéra son souhait que ce million soit en partie consacré à une baisse des taux.

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