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"La Biquette" rouvre dimanche.


 

Rappelons nous le 22 janvier 2016 ! A hauteur du bar-tabac « le bon vivant » la rue du Bois-Bretoux est totalement fermée par la Gendarmerie et on aperçoit des véhicules de pompiers et des volutes de fumées foncée et nauséabondes.

« Ca brûle chez la Biquette » pouvait on entendre ça et là et de poser la question concernant la santé de l'une des commerçantes la plus populaire de la ville. « Ils l'ont emmené à l'hôpital » ajoutaient alors ceux qui finalement ne savaient pas grand chose mais qui de ce fait véhiculaient des rumeurs inquiétantes.

Qu s'était il donc passé ? Danièle BRENEY me le confie lorsque jeudi, je me suis arrêté pour entrer dans son établissement : « Je loge à l'étage au dessus du bar et, ce jour là, j'attendais une livraison et, comme toujours je me lève plus tôt. J'ai alors perçu une odeur bizarre et entendu venant du dessous des bruits inquiétants sans arriver à les identifier. Je suis alors descendue et ouvrant la porte, l'appel d'air a déclenché un violent incendie... Le temps d'appeler au secours et tout s'était embrasé... »

En un rien de temps, c'était donc près de 30 ans de travail qui venaient d'être totalement anéantis. Plus de surface de vente, plus de logement l'incendie s'étant partiellement propagé à l'étage, plus de meubles, plus de stock et Danièle à l'hôpital. Elle y resta 8 jours et remise sur pieds tout au moins physiquement elle fut confrontée au problème du logement. La solution la plus rapide était l’hôtel pour une autre période de 8 jours très lourde financièrement. « Biquette » le « pseudo » sous lequel tout le monde la connait, après avoir, avec son époux exploité le « Gypsy-bar » au CREUSOT un établissement qui dans les années était l'un des rendez-vous de la jeunesse et..... des journalistes avait décidé, de rejoindre MONTCHANIN faute de pouvoir agrandir le bar de la rue Jean JAURES. Ils ouvrirent le 1er juillet 1987 et aussitôt la clientèle tant en tabac qu'au bar puis, des années plus tard pour les jeux, adopta les « néo-montchaninois » l'établissement se fondant tout naturellement parmi les nombreux commerces qui, à cette époque faisaient du Bois-Bretoux un quartier très dynamique.

Ce pan d'histoire étant passé, Danièle BRENEY se trouva après son séjour à l'hôtel face à une réalité pas vraiment encourageante. En premier lieu, au plan des revenus : « Je n'ai eu droit à rien » me dit-elle...En cause, l'origine de l'incendie, un court circuit et un imbroglio inimaginable concernant notamment les assurances sous le prétexte de « qui allait payer quoi... ». Allait elle abdiquer et prendre une retraite que plusieurs décennies de travail justifiaient ? Pas vraiment son genre ! Vous vous imaginez « Biquette » sans sa clientèle, sans les copains et copines qu' elle retrouve régulièrement de l'autre coté du bar, sans celles et ceux venant acheter leur journal ou tenter leur chance ? Néanmoins, elle se retrouvait certes, avec un toit au dessus de la tête mais rien à mettre dans « l'appart ».

C'est alors que se déclencha un immense élan d'amitié et de solidarité : « l'un m'a apporté une table, d'autres des chaises, un lit, un frigo, même une « télé... » se montrant reconnaissante envers celles et ceux lui ayant apporté ces aides. Cette reconnaissance, « Biquette » l'adresse également aux entreprises et aux amis qui ont aidé à refaire totalement le commerce. Car il y avait au dessus de sa tête une épée de Damoclès qu'elle ne pouvait en aucun cas contourner, l'obligation de rouvrir dans un délai d'un an, jour pour jour après le sinistre. Faute de quoi, plus de licence de bar, plus de tabac, plus de jeux. Et, à ce sujet, le fisc la SEITA et la Française des jeux sont intransigeants. Évoquant les amis et les entreprises qui ont travaillé à la rénovation du commerce : «  Ils ont tous été formidables, ils ont travaillé même le dimanche et entre Noël et Jour de l'an...Sans cela ouvrir avant la date fatidique aurait été impossible. Je suis très reconnaissante envers tout le monde... ».

A ce titre, lorsque je l'ai rencontré jeudi, elle était entourée d'amis venus l'aider pour la mise en rayon. Et croyez moi, s'agissant notamment du tabac, entre le stock et le bar « ça fait du boulot... »

Tout sera fin prêt pour que vous retrouviez « Biquette » dès dimanche 22 janvier au

matin et elle s'apprête à vous accueillir comme elle a toujours su le faire. Tenez ! Aller donc lui souhaiter une bonne année et surtout un bon succès pour ce nouveau départ....




Des amis sont venus à l'aide...

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