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La cérémonie de ce dimanche.


C’est une soixantaine de personnes qui s’est regroupée devant le monument aux morts communal afin en ce 71ème anniversaire de l’arrêt des hostilités mettant fin à la second guerre mondiale de témoigner son respect à celles et ceux ayant laissé leur vie afin que notre pays retrouve des valeurs que la collaboration « Pétainiste » avait jeté aux orties. Parmi ces personnes, la gendarmerie était représentée et quelques élus aux Conseil Municipal. Si la majorité de ce dernier demeurait la plus nombreuse, ses rangs était tout de même clairsemés, avec surtout le Maire et plusieurs Adjoints signe qu’elle avait déléguée les meilleurs…

Après le dépôt de gerbe, du coté des anciens combattants, c’est le « Para » Jean-Louis DONDE secrétaire de l’UF qui se chargea de lire le message de l’Union Fédérale des Anciens Combattants dont vous pouvez prendre connaissance ci- dessous.

Message de l’UFAC

Le 70e anniversaire de la fin, sur notre continent, de la Seconde Guerre mondiale a été, l’an dernier, le terme d’une période mémorielle qui lui était consacrée. Pour autant on ne peut méconnaitre les suites immédiates de ce conflit. Dans son message de 2015, l’Union fédérale avait rappelé la conférence qui s’était tenue à Yalta peu de temps avant la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie et qui avait réuni les dirigeants des Etats-Unis, de l’Angleterre et de l’Union soviétique.

Ce  fut-là, en quelque sorte, une réunion au sommet des trois personnes les plus influentes alors de la planète. Roosevelt, Churchill et Staline y décidèrent entre eux ce que devrait être le partage du monde. Ce fut la dernière conférence la guerre. Quelques temps après s’en ouvrit une autre, la première de l’après-guerre. Du 17 juillet au 2 août 1945 se réunirent à Postdam des délégations, cette fois étoffées et conduites par le président Truman pour les Etats-Unis ( le président Roosevelt étant décédé), par le Premier ministreChurchill pour l’Angleterre (remplacé en fin de conférence par Attlee, nouveau chef du gouvernement), par le maréchal Staline pour l’Union soviétique. Ce dernier, qui était le seul à avoir participé de bout en bout aux deux conférences était de par sa très forte personnalité, de par les conquêtes territoriales de l’armée rouge, en position de force. Il sut profiter de ces atouts pour faire prévaloir ses exigences. En définitive une conférence de la paix qui était le but final recherché ne vit jamais le jour. Oubliée à Postdam comme elle l’avait été à Yalta, la France eut la satisfaction d’apprendre qu’elle l’était pour la dernière fois et que, hissée officiellement au rang des vainqueurs, elle serait associée aux rencontres ultérieures des Grands.

Le 8 mai 1945 avait marqué la fin d’une guerre terriblement meurtrière, le 2 août de la même année s’entrouvrait déjà la porte d’une nouvelle guerre que l’on appellerait froide. En rendant l’hommage qui leur est dû à toutes celles, à tous ceux qui ont œuvré pour mettre un terme à ces cinq années de barbarie, il est nécessaire au temps actuel de se rappeler que quelquefois l’histoire se répète sous d’autres formes, mais qui, au final peuvent être de même nature.

Vive la République! Vive la France!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Lui succéda au micro, Le Maire et Conseiller départemental Jean-Yves VERNOCHET qui lu le message national venu du Ministère.

Message du Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des AnciensCombattants et de la Mémoire

Il y a 71 ans, les hostilités de la Seconde Guerre mondiale prenaient fin en Europe. Mais il fallut attendre, le 2 septembre 1945, avec la capitulation du Japon, pour qu’elles cessent sur l’ensemble des continents.

Le 8 mai 1945, la France et l'Europe, dont la reconquête de la liberté avait commencé plusieurs mois auparavant, s’apprêtaient à retrouver la paix. Dans ce combat terrible qui avait opposé le nazisme aux valeurs démocratiques, celles-ci venaient de triompher.

Tout au long du cycle commémoratif du 70ème anniversaire de la Seconde Guerre mondiale qui a pris fin l’an dernier, la France, avec force, a rendu hommage aux femmes et aux hommes qui ont permis la Libération et la Victoire.

Certains avaient fait le choix de la France Libre sur tous les continents. Les Forces françaises libres et ses soldats venus d’Afrique n’ont cessé de combattre pour la liberté de la France.

Leur souvenir fut particulièrement honoré lors de la commémoration de la Libération de la Corse le 4 octobre 2013 et de celle du Débarquement en Provence le 15 août 2014. Leur combat avait été mené aux côtés des Alliés venus libérer la France par le Débarquement en Normandie. La République française a exprimé le 6 juin 2014 sa reconnaissance éternelle à ces dix-neuf pays grâce à qui nous vivons en paix et en sécurité aujourd’hui. La lutte fut aussi menée de l’intérieur, dans l’ombre de la clandestinité et de la répression nazie. Ces femmes et ces hommes ordinaires ont choisi la Résistance parce qu’ils étaient convaincus au fond d’eux-mêmes des valeurs qu’ils portaient, parce qu’ils cherchaient simplement à servir la France. Elle s’est souvenue d’eux le 27 mai 2015 lorsque Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay, et avec eux l’esprit de la Résistance, entraient au Panthéon.

La Seconde Guerre mondiale fut marquée par un déchaînement de violence jusqu’alors inconnu dans l’histoire. Durant ces années de guerre, la distinction entre le front et l’arrière a été abolie. Il faut se souvenir, aujourd’hui, de toutes ces femmes, de tous ces enfants, de tous ces hommes qui ont souffert et qui portèrent cette souffrance jusqu’à leur mort : les réfugiés, les victimes des bombardements, les prisonniers de guerre, les internés, les déportés.

Ces mémoires de courage et de souffrance doivent continuer à vivre, au-delà des commémorations. A vivre dans les lieux qui les incarnent, tels que les plages du Débarquement, le Mont-Valérien, le camp de Natzweiler-Struthof, la prison de Montluc, le mémorial de la Déportation et celui de la Shoah, bientôt celui du Mont-Faron, et aujourd’hui,

celui du Mémorial des civils dans la guerre à Falaise en Normandie, inauguré ce 8 mai 2016.

En ce 71ème anniversaire de la fin des combats de la Seconde Guerre mondiale, il ne faut pas cesser de visiter et d’arpenter ces lieux qui nous rappellent aussi que de toutes ces souffrances et de tous ces courages est née l’Europe libre et en paix : un héritage dont nous devons rester les gardiens vigilants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sonneries réglementaires ont, comme c’est l’habitude été jouées par la Batterie Fanfare d’ECUISSES l’harmonie se chargeant de la « Marseillaise » et d’une marche clôturant la cérémonie.

 Si, ce rendez-vous patriotique n’a pas été totalement boudé, l’absence d’enfants s’est une fois encore fait cruellement remarquée. A la réflexion, pour que les enfants soient présents, il faudrait pour le plus, que leurs parents soient là ou pour le moins leurs « instits ». Ni les uns, ni les autres ne sont venus, et l’on peut en déduire qu’ il doit s’agir probablement de vrais révolutionnaires car, comme le dit un vers de la chanson « l’Internationale », « du passé faisons table rase…. »

J’ajoute, que pour une commune de MONTCHANIN qui a eu une forte activité de résistance, qui possède une gare de triage où à l’époque, un train blindé Allemand stationnait lorsqu’il n’était pas en opération, qui abritait à la place du parking « AGRI SUD EST » une « Kommandantur », ne pas avoir à communiquer autre chose que le message du sous Ministre me laisse dubitatif.

A ce sujet, j’aborderai prochainement une page tragique et trop méconnue de cette funeste période.

Le 08.05.2016

H.M




le Mair et Jean-Louis DONDE....

...ont déposé la gerbe.

Jean-Louis...

DONDE.

Jean-Yves VERNOCHET.

Roger LARDY.

Marcel MENA.

Durant la minute de silence.
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