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11 novembre : Enfin une cérémonie digne de ce nom.


Cette journée, célébrant le 97ème anniversaire de l’armistice en 1918 mettant fin à la première guerre mondiale, telle qu’elle s’est déroulée aujourd’hui à MONTCHANIN fait chaud au cœur et ce pour de multiples raisons.

Déjà, la cérémonie devant le monument aux morts a en une seule journée, réuni au moins autant de personnes sinon plus que l’ensemble des autres manifestations patriotiques de l’année. Ensuite, avec 5 drapeaux, une forte délégation des musiciens de l’Harmonie Municipale tous, revêtus de leur tenue tout comme la BFE d’ECUISSES, un militaire de la Communauté de Brigades, les jeunes sapeurs pompiers et leur encadrement, et quelques élus municipaux toutes tendances confondues, cet anniversaire a donc exprimé une certaine gravité et marqué le respect de l’ensemble de cette foule envers ceux qui, pour certains il y a un siècle ont laissé leur vie sur d’immondes champs de bataille.

Regrettons l’absence des milieux scolaires, mais nous y reviendrons ci-dessous.

C’est par le dépôt de gerbe effectué conjointement par Jean-Yves VERNOCHET et Daniel BOBELICOU Président local de l’Union Fédérale que démarra cette cérémonie. Ce fut ensuite ce dernier qui procéda à la lecture du communiqué de l’UFAC que vous pourrez suivre intégralement en visionnant notre vidéo. Jean-Yves VERNOCHET lui succéda en faisant part du message du Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la mémoire. Ce message, débute le 11 novembre 1915 qui fut l’année la plus meurtrière de cette guerre, mais surtout 1916 qui connu également d’intenses « boucheries » notamment à VERDUN avec 700 000 morts Français et Allemands et 1 000 000 sur la Somme parmi lesquels des Africains du Sud, des Australiens, des Britanniques, des Canadiens, des Irlandais et des Néo-Zélandais démontrant l’implication de l’ensemble du « Commonwealth » dans la défense de la liberté. Le « ministre » indiqua alors que 2016 sera marqué par plusieurs cérémonies à caractère international, le 29 mai à VERDUN, le 1er juillet à THIEPVAL dans la Somme. Il souligne ensuite que l’hommage aux combattants de la grande guerre remonte au 8 avril 1915 date de la création de la croix de guerre devenue « 1914/1918 » et plus tard la Croix de guerre « 1939/1945 »  considérant que ces décorations constituent un lien intergénérationnel indélébile.

Et de conclure : « Tous les morts « pour la France » hier dans la grande guerre, dans la seconde guerre mondiale, dans les guerres de décolonisation, aujourd’hui dans les opérations extérieures sont désormais réunis dans le souveniret dans l’hommage de la nation. Ne pas les oublier, et transmettre le message mémoriel aux jeune générations est notre devoir et relève de notre responsabilité collective »

Ce message étant communiqué, le Maire demanda le respect d’une minute de silence avant que les musiques n’exécutent pour la BFE les sonneries et pour l’Harmonie Municipale l’hymne nationale suivie avant dislocation d’une marche.

Autre motif de satisfaction ce dernier mot devant être d’ailleurs écrit au pluriel dans la mesure où les anciens combattants ont repris ce qui était une habitude un déjeuner du 11 novembre pris en commun. Certes, le nombre de convives était loin de ce que l’on a connu il y a une dizaine d’années mais tout de même,  ce retour aux traditions fait plaisir. Et puis, pour un gars du BOIS BRETOUX comme moi, comment ne pas apprécier le fait que le choix du restaurant se soit porté sur « au Montchaninois » où Anne et Laurie les tenancières ont donc accueillie une vingtaine de convives qui se sont montrés ravis par le menu et y on fait largement honneur.

Cette journée patriotique a donc été marquée par un évident réveil des Montchaninois par rapport au devoir de mémoire. Un message d’espoir pour tous ceux qui se sont fixés comme mission de le perpétrer avec l’objectif que les jeunes génération, le moment venu, reprendront le flambeau.

Certain, de me mettre une fois de plus à dos les milieux scolaires, ce qui par référence à la géométrie, me laisse totalement « équilatéral », je voudrais néanmoins, vous confier ce que dans les années d’après guerre étaient les obligations d’un élève de la « communale ».Le 8 mai, le 14 juillet et à fortiori le 11 novembre, nous avions obligation de nous réunir, toutes classes confondues « rue du puits » la rue perpendiculaire à l’avenue de la république entre l’actuel groupe CURIE – PASTEUR et la bibliothèque.

Nous y retrouvions l’ensemble « des maîtres » qui nous mettaient en place pour le défilé mené par la clique des sapeurs pompiers  et ce qui alors, était la fanfare.

Au son de la musique, nous remontions l’avenue jusqu’au monument où, comme aujourd’hui se déroulaient les cérémonies.

Assez récemment, Monsieur AUDUC alors directeur de CURIE-PASTEUR avait eu l’idée lors des cérémonies de faire lire des messages par 2 ou 3 de ses élèves. Monsieur PACOT son successeur avait fait de même. Puis, plus rien….Est il normal, pour peu que ce soit dans les programmes, d’enseigner le déroulement des conflits sans les jours de cérémonies confronter les élèves à leurs réalités ?

Les « instits » d’aujourd’hui qui, au sein de leur propre famille ont souvent des parents décédés au cours d’une guerre, ne peuvent ils ou elles, pas sacrifier au maximum une heure 2 à 3 fois par an pour que nos enfants ou petits enfants n’oublient pas ?

Alors, on nous dira sans doute que ce n’est plus possible, qu’il faut des autorisations, des assurances etc… Certes, mais est il plus difficile de les obtenir que pour emmener les élèves en voyage, au cinéma ou organiser une kermesse ???

 

Le 11 novembre 2015 à 17 heures 15.

 

Hervé MICHALCZAK.










Daniel BOBELICOU a lu le communiqué de l'UF....

...et Jean-Yves VERNOCHET celui du ministère.

La minute de silence.



Les musiciens de la BFE.

L'Harmonie durant la Marseillaise.

Retour aux sources avec un après midi.....

...les pieds sous la table....
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