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En passant par BONDILLY pour une démonstration de greffes à l'écusson.
Devant une dizaine d'auditeurs,Bruno PETIT a partagé son savoir.

Pour le jardinier amateur, les opérations de greffe, constituent souvent une sorte de loterie générant un long suspense puisqu’il convient d’attendre plusieurs semaines pour savoir si la « reprise » est ou non assurée. Ceci vaut pour la plupart des passionnés de cultures arboricoles, fruitières et ornementales, mais concernant Bruno PETIT, il en est tout autre, tout parait simple tant les gestes sont précis et maitrisés.

Et, comme on dit dans nos campagnes, l’homme est « partageux » et il ne rechigne pas à transmettre son savoir. Aussi, c’est avec le plus grand plaisir que dimanche matin, il a accueilli dans son jardin de la rue des mésanges à ECUISSES, une dizaine de « d’élèves »  membres ou non de la section Montchaninoise des Jardiniers de France et a animé un atelier plein d’intérêt.

« L’an passé, je vous avais proposé une greffe à l’écusson sur pêcher. Deux sur trois ont réussi, et cette année, ce sera une greffe sur Rosier, ce qui est un peu plus facile » confie  Bruno PETIT. La raison, tient à l’écorce du porte greffe, plus facile à décoller s’agissant des Rosiers. L’important pour ce type de greffe est l’hygrométrie. Ainsi, le mauvais temps qui a régné sur le pays durant le mois de Juillet fait le bonheur des partisans de cette pratique de reproduction. En effet, la période traditionnellement favorable du mois d’août pour ces opérations aura cette année été beaucoup plus étendue puisque Bruno PETIT les pratiques depuis juillet et ce n’est pas fini. Ce qui favorise considérablement le travail, est un arrosage moyen du porte greffe deux à trois jours auparavant ce qui provoque une remonté de sève et qui rend le « décollage » de l’écorce tout de suite plus facile. Il est prudent de le tester avant de pratiquer l’opération.

Après, il faut, à l’endroit retenu pour effectuer le greffe pratiquer une incision en forme de T, soulever l’écorce, prélever  à hauteur d’un œil l’écusson d’environ 1,5 cms de longueur sur un rameau de l’espèce que l’on souhaite greffer, le glisser dans l’incision préalablement exécutée puis de ligaturer avec un lien caoutchouc bio dégradable qui, contrairement au raphia disparait de lui-même et ainsi ne risque pas de blesser la plante durant sa croissance.

«  C’est, contrairement à celle « à l’Anglaise », une greffe économique, qui ne nécessite pas de gros matériel, pas besoin de mastic, un seul greffoir suffit ! » ajoute Bruno PETIT qui fait part à l’auditoire de la possibilité de se procurer ces liens auprès de l’association des Jardiniers de France. Comme le firent remarquer quelques personnes, « il vaut mieux ne pas avoir mal au dos…. ». Ce n’est  pas le cas de Bruno, comme le démontre nos photos.

Ce type de greffe peut être pratiqué avec œil dormant, lorsque la végétation de la plante est en sommeil, ou œil poussant avant la monté annuelle de la sève, le résultat offrant un net avantage de vigueur et de floraison par rapport au bouturage. A ce titre, on est en pleine période pour prélever des boutures et, nous disent conjointement Bruno PETIT et Yvon VOISIN le Président des Jardiniers locaux avec le rosier, la réussite est quasiment de 100% et sans aucun apport.

L’auditoire n’a pas manqué  de poser des questions  ce qui a contribué à animer cet atelier vraiment passionnant.




Bruno PETIT....

...a préparé ce porte greffe. Un rosier sauvage.

Il pratique....

...l'incision en T....

..prélève l'écusson...

...le glisse dans l'incision....

...il ligature.....

...et le tour est joué....

Parmi....

...l'auditoire.
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