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Un petit détour par la buvette....


 Si, au minimum, on ne flirte pas avec les 40 ans, on ne peut clairement se rappeler que le Stade Lucien PARRIAT a vu défiler des dizaines de milliers de spectateurs et des cohortes d’internationaux en Rugby qui, bien souvent sont venus mordre la poussière, sur ce que l’on appelait tout de même une pelouse mais qui, à l’époque était bien loin de la qualité de celle que foule maintenant les joueurs de ballon rond comme de l’ovale.

A cette époque glorieuse, la volonté de Roland SOULA d’entretenir dans ce petit coin perdu de la BOURGOGNE un esprit Rugby de haut niveau que lui-même avait côtoyé durant sa carrière sportive.

Plusieurs dimanches chaque mois des saisons sportives étaient facteur d’embouteillages aux abords du Stade. Des bretelles routières totalement encombrées par les véhicules, bref, si on arrivait peu avant le début des matchs, pas la moindre place disponible pour stationner et direction le centre ville avec, dans l’urgence une arrivée au Stade en petites foulées.

Pour gérer tout cela, une poignée de dirigeants. Un quatuor chaque matin de match pour tracer le terrain, un, voir deux suivant si l’on ouvrait un ou deux guichets, 5 pour contrôler les billets puisqu’il y avait plusieurs tarifs et qu’il en fallait 3 auprès des tribunes. Bref, à peine une quinzaine, Comité directeur inclus. Ceux ayant « bossé » le matin remplissaient une autre fonction l’après midi. Les humoristes diront que rien n’a changé. D’autres, encore plus fantaisistes ajouteront qu’à la buvette non plus…... En fait, il n’y a pas bien longtemps, le blog du club donnait avant d’être supprimé, une liste de « bénévoles » approchant la quarantaine…

Pour clarifier les choses, à l’époque, entre mi 70 et mi 90, les matchs attiraient à Lucien PARRIAT 1500 pour le minimum, 4500 à 5000 à l’autre extrémité du compteur et pour désaltérer et alimenter tout le monde, un autre quatuor qui aura passé sa vie dans l’environnement du Rugby sans pouvoir véritablement suivre totalement ne serait ce qu'un match. Dans la configuration de public minimum, 1500 à 2000, pour mener « ses » trois hommes, Jacqueline MERLIN et également aux manettes, Serge son mari, Raymond ROZE dit « Papa » et l’inévitable spécialiste du Fromage fort, « Dédé » PARSOIRE. Quatre pour approvisionner le matin, servir boissons, sandwichs et tartines l’après midi, encaisser, rendre la monnaie et débarrasser le soir la petite buvette actuellement désaffectée.  Comme maintenant on vous dit ! Sauf que d’ici à ce qu’il y ait 2000 personnes pour un événement sportif à MONTCHANIN…..

Si le ratio, « bénévoles/spectateurs » il y a 30 à 40 ans était donc très inférieur qu’actuellement, celui « boisson consommée/spectateurs » renverse totalement la donne.

La veille de NOEL 1990, Le Stade reçoit AS MONTFERRAND. Inutile de préciser la foule, surtout des hommes venus à Lucien PARRIAT pendant que Madame préparait le réveillon.

Si on globalise le volume de boissons commandées ont obtient 134 litres (voir document) plus quelques boites offertes. Pour schématiser, cela correspond à 4 futs et demi de bière. Lorsque, actuellement, un tel « score » est atteint, c’est un bien médiocre après midi…

L’ élément de confort qu’il y a 40 ans était la buvette, est devenu une activité commerciale, et un facteur financier important dans la colonne crédit des clubs et autres associations. Et puisque que l’on nous dit que sans cela, ils ne « tourneraient pas », on fait donc du commerce avant de faire du sport…et çà, sans aucune arrière pensée, même si l’on sait que l’on « manipule » en grande majorité des boissons alcoolisées, parfois très alcoolisées... Pas franchement ce qui est recommandé dans les menus sportifs.

Ce premier article est, dans un premier temps destiné à rendre hommage à Serge MERLIN, "Papa" ROZE ,Jacqueline MERLIN et « Dédé »PARSOIRE  (de gauche à droite sur notre photo)qui, un peu dans l’anonymat, ont passé de nombreuses années derrière leur comptoir en contemplant le dos des spectateurs massés devant leur « échoppe » et n’assistaient aux rencontres qu’en allant, tour à tour durant quelques minutes le long de la main courante.

C’est également, l’avant propos d’une réflexion que je vous proposerais sur l’actuel fonctionnement de la buvette au Stade Lucien PARRIAT, pudiquement baptisé « Espace » et qui, avant que j’en ai écrit le moindre mot, a, à la suite d’une initiative du Maire Jean-Yves VERNOCHET, déjà engendré une inutile polémique et quelques curieuses réactions.

 

Le 22/07/2012 18:50

 

Hervé MICHALCZAK.

 




Lors de ce match face à BEZIER, le public massé à proximité de la buvette.

Le bon de commande lors d'un match contre MONTFERRAND.
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